Ernesto Cardenal, poète, prêtre et figure de la révolution sandiniste au Nicaragua, est mort (Le Monde)
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L’ancien ministre de la culture nicaraguayen (1979-1987), plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature, est mort dimanche à 95 ans. Trois jours de deuil national ont été décrétés dans le pays.

Ernesto Cardenal le 29 août 2009 à Managua, au Nicaragua. Esteban Felix / AP

Il était une figure de la révolution sandiniste et un apôtre de la théologie de la libération (un courant de pensée chrétien inspiré des concepts marxistes). Le poète, prêtre catholique et homme politique nicaraguayen Ernesto Cardenal est mort dimanche 1er mars à l’âge de 95 ans, a annoncé son assistante. « Il s’en est allé dans une paix absolue, il n’a pas souffert », a déclaré Luz Marina Acosta, sa collaboratrice depuis plus de quarante ans. Le prêtre, hospitalisé depuis mercredi, a succombé à un arrêt cardiaque.

Le président Daniel Ortega, qui fut son compagnon d’armes au sein du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) pendant la révolution, avant que les deux hommes ne se brouillent dans les années 1990, a aussitôt décrété trois jours de deuil national au Nicaragua. Le gouvernement « se joindra aux cérémonies de remerciements et d’adieux à ce frère nicaraguayen », a fait savoir l’exécutif dans un communiqué.

Né le 20 janvier 1925 à Granada, près de la capitale Managua, Ernesto Cardenal avait été ordonné prêtre trappiste en 1965, après des études de philosophie et de littérature aux États-Unis et au Mexique. (…)

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