Législatives au Pérou: claque pour le fujimorisme, vers un Parlement éclaté (AFP)
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Les Péruviens ont durement sanctionné le fujimorisme, principale force politique du pays, lors des législatives de dimanche au cours desquelles un Parlement atomisé et dominé par les centristes a été élu, selon les premiers éléments publiés par un institut de sondage.

D’après Ipsos Pérou, dont les chiffres portent sur un échantillon représentatif de 95% des bureaux de votes, l’opposition fujimoriste (droite populiste), jusqu’ici majoritaire, arrive en sixième position avec moins de 7% des voix.

Aucun résultat officiel n’a été publié à ce stade.

Le Parlement unicaméral péruvien, contrôlé par les fujimoristes, a été dissous en septembre par le président Martin Vizcarra sur fond de scandales de corruption, entraînant ces législatives anticipées.

La principale force politique du pays, fondée par l’ex-président Alberto Fujimori (1990-2000), mêle populisme autoritaire, conservatisme sociétal et libéralisme économique.

Des 73 sièges sur 130 qu’il détenait, le parti Fuerza popular, dirigé par sa fille Keiko Fujimori, devrait en conserver dix fois moins, prédit l’analyste Fernando Rospigliosi.

«C’est l’effondrement du fujimorisme, c’est une chute très lourde, un coup très dur», a déclaré à l’AFP Luis Benavente, directeur du cabinet Vox Populi.

Mise en cause dans le scandale Odebrecht, du nom du géant brésilien du bâtiment qui a versé durant des années des millions de dollars d’enveloppes à la classe politique latino-américaine, notamment au Pérou, la cheffe de file de l’opposition a passé treize mois en détention provisoire. A sa sortie de prison fin 2019, elle a annoncé une pause dans ses activités politiques.

«Le vainqueur de l’élection, ce sera Martin Vizcarra car il aura réussi à changer le Parlement qui lui était hostile ces dernières années», avait prédit l’analyste Augusto Alvarez Rodrich.

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