L’écrivain chilien Luis Sepúlveda emporté par le coronavirus (revue de presse)
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Luis Sepulveda est mort du Covid à l’âge de 70 ans: l’un des écrivains chiliens les plus lus à l’étranger et aussi une figure de la gauche littéraire de ce pays, il avait été prisonnier politique sous Pinochet et avait vécu comme exilé dans de nombreux pays. France Amérique Latine rend hommage à ce grand écrivain et cet infatigable combattant pour les droits humains et la protection de la nature.

Sepúlveda emporté par le coronavirus (Nicolas Gary / ActuaLitté)

Luis Sepúlveda – ActuaLitté (CC BY-SA 2.0)

Très tôt atteint par l’épidémie, le romancier Luis Sepúlveda est décédé, apprend-on de son éditeur. Il avait contracté le virus lors d’un déplacement au Portugal. Lui et sa femme, également malade, avaient été transférés à l’Hôpital sanitaire central des Asturies, à Oviedo (Nord de l’Espagne).

Début mars, Luis Sepúlveda avait été hospitalisé avec son épouse Carmen Yáñez, qui présentait également des symptômes du Covid-19. Les autorités portugaises avaient pris contact avec toutes les personnes présentes lors du festival Correntes d’Escritas, pour lequel l’écrivain avait été invité. 

C’est en 1992 que Sepúlveda publie son premier ouvrage, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, traduit par François Maspero pour les éditions Métailié la même année. 

De dictatures en engagements

Sepúlveda, né le 4 octobre 1949, est originaire d’Ovalie (Chili). Très jeune, il manifesta un militantisme engagé, en rejoignant les Jeunesses communistes vers 1961. À cette époque, la dictature d’Augusto Pinochet fait rage, et il écopera de deux années et demi de prison à Temuco, au milieu d’autres opposants politiques. Il fut accusé en février 1975 « de trahison de la patrie, conspiration subversive, et appartenance aux groupes armés », comme il le raconta lui-même par la suite. Il est condamné à purger 28 années de prison — la peine de mort fut évitée de justesse. (…)

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Luis Sepúlveda, ultime exil (Philippe Lançon / Libération)

Luis Sepúlveda, en 1998.
Photo Gamma-Rapho. Getty

L’écrivain chilien est mort jeudi du Covid-19 à 70 ans, en Espagne. Emprisonné sous Pinochet avant de fuir la dictature, il s’était ensuite illustré par son engagement pour l’écologie et les Indiens. Le Covid a emporté un écrivain. Luis Sepúlveda est mort le 16 avril à 70 ans, dans les Asturies, avant l’aube. Il était bourru, affectueux, entier, avec ce mutisme pierreux et océanique propre à tant de Chiliens. Sa connaissance de la poésie était intime, précise ; son goût du roman noir également. Dans les années 70, il avait fui pour Hambourg la dictature de Pinochet. Sa femme, la poétesse Carmen Yáñez, avait été salement torturée. Il l’avait crue morte et la retrouva bien des années plus tard, en Europe. Il était émouvant de prolonger la lecture d’une histoire de Luis par quelques poèmes de Carmen, et vice versa. (…)

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L’écrivain chilien, est mort du Covid-19 (Ariane Singer / Le Monde)

17e rencontres littéraires internationales
Saint-Nazaire, 23 novembre 2019.
SOPHIE BASSOULS/GETTY

Emprisonné sous Pinochet puis exilé, l’auteur avait gardé dans son œuvre l’empreinte indélébile de ses combats et de leurs inévitables désillusions. Atteint du Covid-19, il est mort à l’âge de 70 ans. (…) Mais loin d’être un peintre naïf, jouant habilement sur la corde des émotions, comme on avait pu le lui reprocher, Luis Sepulveda, mort le 16 avril, à Oviedo, en Espagne, à l’âge de 70 ans, était d’abord un militant de gauche à l’engagement chevillé au corps et à la plume. « Raconter, c’est résister », se plaisait-il à dire, en reprenant la devise de l’écrivain brésilien Joao Guimaraes Rosa. (…)

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Murió el escritor chileno Luis Sepúlveda a los 70 años por coronavirus (infobae)

GRAF9862. MADRID EFE/Archivo/Jesús Diges

Sepúlveda (Ovalle, Chile, 1949), fue el primer paciente diagnosticado de COVID-19 en Asturias (norte de España) y llevaba 48 días ingresado en el Hospital Universitario Central de Asturias (HUCA) de Oviedo, la mayor parte de ellos conectado a un respirador en la Unidad de Cuidados Intensivos, donde falleció a las 10:18 horas. El estado de salud del autor de “Un viejo que leía novelas de amor” se fue deteriorando en las últimas semanas al no responder a los tratamientos sucesivos ni a los antibióticos y haber sumado a la neumonía inicial otras patologías y problemas asociados a distintos órganos vitales, señalaron a Efe fuentes sanitarias. (…) Sepúlveda fue escritor, cineasta, ambientalista, estuvo preso durante la dictadura militar y vivió en una decena de países, pero la experiencia que más le marcó fue su estadía en el Amazonas con los indígenas shuar, de la que nació su gran obra: “Un viejo que leía novelas de amor”. (…)

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Luis Sepúlveda muere de coronavirus en Oviedo (El País)

(…) El autor de Un viejo que leía novelas de amor empezó a sentirse mal el pasado 25 de febrero y enseguida se le diagnosticó una neumonía aguda sin antecedentes. Una vez que se confirmó el positivo de covid-19 se activó el protocolo y el paciente fue trasladado al hospital universitario. Autor de más de una veintena de novelas, libros de viaje, guiones y ensayos, Sepúlveda abandonó Chile en 1977 tras ser represaliado por la dictadura de Augusto Pinochet. Después de un largo periplo por América Latina que incluyó su participación en la revolución sandinista de Nicaragua (también estuvo en Argentina, Uruguay o Brasil), recaló en 1997 en Gijón. (…) Sepúlveda siempre dijo que había nacido “profundamente rojo”. Militó en varias formaciones comunistas y socialistas, pero casi siempre acabó desencantado. Fue un gran viajero: amaba investigar en las diferentes culturas y etnias. “El mayor tesoro de la especie humana”, decía sobre las idiosincrasias regionales. Con una gran conciencia ecologista, trabajó en uno de los barcos de Greenpeace durante varios años de la década de los años ochenta. (…)

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Falleció nuestro compañero Luis Sepulveda (Monde Diplomatique / edición chilena)

(…) Para nosotros además de un gran escritor se va un gran amigo y compañero, que nos acompañó desde el comienzo en esta aventura que ha sido publicar Le Monde Diplomatique en Chile. Despedimos a un hombre generoso y talentoso, un contador de historias, que puso su saber al servicio de los demás.(…)

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Mort de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda, pour qui la littérature “met en relief la dignité humaine” (Pauline Petit / France Culture)

L’écrivain chilien Luis Sepùlveda est décédé à l’âge de 70 ans, du Covid-19. Auteur du roman à succès “Le Vieux qui lisait des romans d’amour”, son œuvre était marquée par l’expérience de l’exil et ses combats pour les droits de l’Homme. La littérature permet d’être la voix d’anonymes qui n’ont pas la possibilité de se faire entendre” soutenait Luis Sepúlveda sur France Culture en 2012. (…)

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Coronavirus: disparition en Espagne de l’écrivain chilien Luis Sepulveda (Isabelle Le Gonidec / RFI)

(…) Dénoncer les régimes autoritaires – La folie de Pinochet est un livre coup de poing –, donner la parole aux humbles, raconter et défendre la nature, autant de batailles au cœur de ses livres avec des personnages récurrents comme les baleines disparues du détroit de Magellan dans Le Monde du bout du monde ou L’histoire de la baleine blanche, son dernier livre paru chez Métailié qui mêle un conte traditionnel des peuples lafkenche du sud du Chili avec l’épopée de Moby Dick d’Herman Melville. Mais c’est la baleine qui raconte l’histoire, magique et triste ! (…)

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