Les merveilleuses cités amazoniennes (Camille passe au vert / France Inter)


Un vaste réseau urbain datant de 2500 ans se cachait sous la forêt amazonienne. Il vient d’être révélé par une équipe de chercheurs français qui ont pu recréer le paysage numériquement, et c’est fascinant !

Complexes de plates-formes rectangulaires disposées autour de places basses et distribuées le long de larges rues creusées sur le site de Kunguints. ©AFP – Antoine Dorison/Stéphen Rostain

Nous allons faire un voyage grâce à une découverte extraordinaire aujourd’hui. Elle a fait la Une du magazine Science jeudi, qui titre « Lost city », la cité perdue. Une sorte de mégapole des temps anciens, entre moins 500 et 300 ou 600 de notre ère, qui se cachait jusque-là sous l’ultra dense forêt amazonienne, et que l’équipe de l’archéologue Stephen Rostain, qui a fait ses toutes premières fouilles et repérages là-bas dans la vallée de l’Upano, en Équateur il y a vingt-huit ans en 1996, vient de révéler, donc, après analyses des données faites au Lidar, une technique de télédétection laser qui passe à travers la canopée, un peu comme une radiographie du sol mais sans la couverture végétale, et là…

“La j’étais stupéfait parce que tout ce que j’avais vu partiellement ou de façon très précise au sol s’est emboité dans une cartographie globale. J’ai eu un vrai panorama de ce paysage, parce que c’est pas quelques sites qui ont été travaillé mais toute la vallée qui a été sculptée.”

3000km2 recréés numériquement, sur les 600 passés au radar, et certainement beaucoup plus à découvrir encore, les images sont fascinantes, on voit des routes, parallèles et perpendiculaires un peu comme à New York, creusées dans la terre on n’utilisait pas de pierres, connectées comme une gigantesque toile d’araignée, des monticules, des plateformes… fermez les yeux et imaginez :

“L’élément de base architectural de la vallée c’est la place carrée basse plate qui est généralement entourée de plateformes périphériques sur lesquelles certaines de ces plateformes supportent des maisons. Le long de ces plateformes partent des chemins, certains descendent à la rivière, d’autres vers d’autres groupes de monticules, et tous ces complexes constituent une cité qui parfois est centralisée par un axe d’une rue beaucoup plus profonde que les autres, parfaitement droite et qui constitue la colonne vertébrale de la cité. Il y a de très grands monticules certainement pour des fonctions cérémonielles qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de long et huit a dix mètres de hauteur.” (…)

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