Mouvements de contestation dans le monde : causes, dynamiques et limites (note d’analyse réalisée par l’IRIS pour le compte de l’Agence française de Développement).
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Amérique latine, Asie, Europe, Moyen-Orient. L’année 2019 a vu la multiplication dans le monde de puissants mouvements de contestation citoyens. L’IRIS publie une note sur ces processus, réalisée par Didier Billion et Christophe Ventura pour le compte de l’Agence Française de Développement (AFD).

Ce travail propose des grilles d’analyse et de lecture de ces mouvements de contestation, avant que ceux-ci n’aient été interrompus, probablement temporairement, par la crise sanitaire en cours. Une crise qui pèsera directement sur de nombreuses problématiques abordées ici et aiguisera les contradictions et les risques identifiés comme l’indiquent la reprise ou le démarrage des contestations au Chili, au Liban ou au Panamá.

Amérique latine, Asie, Europe, Moyen-Orient. L’année 2019 a vu la multiplication dans le monde de puissants mouvements de contestation citoyens en cours de développement. Une vague qui vient clore une décennie entamée avec le processus révolutionnaire tunisien, point
de départ d’une véritable onde de choc politique qui va atteindre nombre de pays des mondes arabes à partir de 2011 lorsque, dans le même temps, d’autres mouvements socio-politiques contestataires se propageaient en Europe (mouvement des Indignés en Espagne, multiples luttes sociales en Grèce, « Gilets jaunes » en France, etc.) et dans les Amériques (dont
l’emblématique Occupy Wall Street).

Comme au début des années 2010, les mouvements actuels exigent partout le renforcement des droits sociaux et démocratiques des populations en même temps qu’ils révèlent les vulnérabilités structurelles, sociales, économiques et politiques des pays au sein desquels ils se déploient. Cette nouvelle vague exprime la dénonciation et le rejet de plusieurs phénomènes récurrents, pour certains aggravés depuis le début de la décennie, dont elle souligne par ailleurs les articulations : vie chère, inégalités sociales, politiques d’austérité qui rendent onéreux l’accès à des services publics de base détériorés, corruption endémique, accaparement des institutions par un personnel politique au service de minorités qui défendent leurs privilèges, logiques confessionnelles (Moyen-Orient) et clientélistes de distribution des pouvoirs et des richesses qui renforcent les dynamiques de dépossession. (…)

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