🇺🇸 🇻🇪 Venezuela : troisième semaine après l’attaque étasunienne. (revue de presse)
Tandis que l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado se réunit ce jeudi 15 janvier avec Donald Trump, la présidente par intérim Delcy Rodríguez a eu la veille une « longue et productive » conversation téléphonique avec le président américain, selon ses propres termes. Elle annonçait ce 14 janvier vouloir poursuivre les libérations de prisonniers politiques et a évoqué une « réforme partielle » de la loi sur le pétrole.

Venezuela : après une « une excellente conversation » avec Donald Trump, Delcy Rodriguez annonce que le pays « s’ouvre à un nouveau moment politique » (L’Humanité / Luis Reygada)
« Nous avons eu une excellente conversation, c’est une personne formidable », a déclaré hier le président des États-Unis à propos de la présidente par intérim vénézuélienne, alors qu’il doit recevoir ce jeudi l’opposante anti-chaviste María Corina Machado à la Maison blanche.

Le président Donald Trump a déclaré ce mercredi 14 janvier avoir parlé au téléphone le matin même avec Delcy Rodríguez, la présidente par intérim du Venezuela depuis l’enlèvement de Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier. Une annonce qui intervient la veille de la réception à la Maison Blanche de la fervente opposante et prix Nobel de la paix, María Corina Machado, figure de l’extrême droite vénézuélienne longtemps pressentie comme la favorite de Washington pour prendre les rênes du pays en cas chute du gouvernement bolivarien.
Mais si le président Nicolás Maduro a bien été écarté, la Maison Blanche n’est pas allée jusqu’au bout dans sa menace d’imposer un « changement de régime », et le maître des lieux semble bien s’accommoder du nouveau pouvoir à Caracas.
La semaine dernière, le républicain avait déjà déclaré aux médias que lui et son équipe s’entendaient « extrêmement bien avec les dirigeants du Venezuela », et n’avait pas exclu une rencontre avec la nouvelle dirigeante bolivarienne.
« Nous avons eu une excellente conversation (ce mercredi), c’est une personne formidable », a déclaré Trump à propos de Rodríguez, face à des journalistes réunis dans le Bureau ovale. « En fait, nous avons très bien travaillé avec elle ; (le secrétaire d’État) Marco Rubio est en contact avec elle. Nous avons eu une longue conversation téléphonique, nous avons abordé de nombreux sujets, et je pense que nous nous entendons très bien avec le Venezuela », s’est-il félicité, assurant au passage que le gouvernement du pays sud-américain venait « de donner (aux États-Unis) 50 millions de barils (de pétrole) par jour ».
Plus tôt dans la journée, Delcy Rodríguez avait déclaré lors d’une brève déclaration devant la presse, à Caracas, que « le Venezuela s’ouvr (ait) à un nouveau moment politique qui permettra la compréhension à partir de la divergence et de la diversité politique idéologique ». (…)
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Venezuela: la présidente par intérim évoque une «réforme partielle» de la loi sur le pétrole (RFI)
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a évoqué jeudi 15 janvier, dans un discours devant l’Assemblée nationale, une « réforme partielle » de la loi sur le pétrole, moins de deux semaines après l’opération militaire américaine qui a conduit à l’enlèvement du président Nicolas Maduro.

Delcy Rodríguez n’a pas donné d’indications précises sur le texte de loi dans son discours sur l’état de la nation, mais a brandi un dossier rouge devant les élus, tout en déclarant : « Je demande à cet organe législatif d’approuver cette réforme partielle ».
Le secteur pétrolier du pays, qui dispose des plus grandes réserves de la planète, est en mauvais état et nécessite d’immenses investissements, tant pour rénover les infrastructures existantes que pour exploiter de nouveaux gisements. Le pétrole est la principale source de revenus du pays. L’ensemble du secteur a été nationalisé en 1976 et il existe de nombreuses restrictions pour les entreprises voulant travailler dans le secteur.
Cette réforme intervient alors que la présidente par intérim a signé des accords pétroliers avec les États-Unis et que le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu’il allait gérer le pétrole vénézuélien.
Le pays dispose des plus grandes réserves du monde avec 303 221 millions de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l’Arabie saoudite (267 200 millions) et l’Iran.
Les États-Unis avaient durci leur embargo pétrolier sur le Venezuela en 2019 après la réélection contestée de Maduro en 2018. Le pays exportait alors son pétrole au noir et avec des rabais, mais surtout n’attirait plus d’investisseurs.
Le pouvoir a fait des efforts pour redresser la barre et atteindre 930 000 b/j en 2025, selon l’OPEP. La production avoisinerait actuellement 1,2 million b/j selon les autorités. (…)
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Au Venezuela, le gouvernement annonce la libération de 116 prisonniers (Libération / AFP)
Il s’agit de la deuxième vague de libération de détenus après la capture du président Maduro. Les chiffres avancés par l’exécutif maduriste restent toutefois contestés par l’ONG Foro Penal, spécialiste des détenus politiques.

Nouvelle vague de libérations au Venezuela. Le pouvoir de Caracas a annoncé avoir libéré 116 détenus lundi matin, plus d’une semaine après la capture du président Nicolás Maduro.
L’ONG Foro Penal, qui s’occupe des détenus politiques, n’a quant à elle recensé que 24 nouvelles libérations dont deux Italiens. Depuis jeudi 8 janvier, les levées d’écrou ont lieu au compte-goutte, avec de nombreuses familles qui attendent la remise en liberté de leurs proches devant les prisons. «Ces mesures ont bénéficié à des personnes privées de liberté pour des faits liés à la perturbation de l’ordre constitutionnel et à l’atteinte à la stabilité de la Nation», a indiqué le ministère du Service pénitentiaire, dans un communiqué. (…)
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Sous pression de Washington, le Venezuela vend des millions de dollars en pétrole pour investir dans sa devise (RFI)
Trois semaines après l’enlèvement de Nicolás Maduro, Caracas joue la carte de la négociation avec Washington, qui continue sa pression pour contrôler la production et l’exportation du pétrole vénézuélien. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé mardi 20 janvier avoir obtenu 300 millions de dollars grâce à la vente du brut par les États-Unis, une somme utilisée pour réinvestir dans la monnaie locale, le bolivar, en perte de valeur constante. Le gouvernement vénézuélien cherche par ailleurs à augmenter l’extraction d’or de 30 % cette année, là aussi pour récupérer des devises étrangères.

Caracas et Washington ont conclu ce mois-ci un accord visant à augmenter les exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis. Delcy Rodríguez assure avoir déjà reçu un premier versement. « Nous avons reçu des fonds issus de la vente de pétrole. Sur les premiers 500 millions de dollars, on a déjà encaissé 300 millions », a-t-elle déclaré à la télévision vénézuélienne.
Selon la présidente par intérim, ces fonds doivent servir notamment à intervenir sur le marché des changes afin de soutenir le bolivar, une monnaie de nouveau sous pression. « La monnaie vénézuélienne est en train de perdre à nouveau de sa valeur », observe Thomas Posado, maître de conférences à l’université de Rouen. Il alerte sur « une inflation qui redevient présente » et sur « le risque d’un retour aux cycles d’hyperinflation connus en 2016 et 2018 ». Pour le chercheur, l’évolution de la situation dépend largement des discussions en cours avec Washington. (…)
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