Le Venezuela gracie des dizaines d’opposants en amont des élections législatives (Le Monde avec Reuters)
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Parmi les responsables politiques amnistiés figurent notamment le parlementaire Freddy Guevara, qui avait demandé l’asile à l’ambassade du Chili, et Roberto Marrero, qui a été le secrétaire général du chef de l’opposition et président de l’Assemblée, Juan Guaido.

Roberto Marrero, secrétaire général du chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido, quitte le siège du Service national de renseignement bolivarien (Sebin), après sa libération, le 31 août, à Caracas. FEDERICO PARRA / AFP

Le Venezuela a annoncé lundi 31 août avoir gracié plus de 100 responsables politiques de l’opposition, dont plus de vingt parlementaires qui étaient accusés d’avoir fomenté un complot contre le président, Nicolas Maduro, alors que le pays d’Amérique latine tiendra des élections législatives en décembre.

Cette démarche suggère que le Parti socialiste au pouvoir entend favoriser la participation pour le scrutin, qu’une partie de l’opposition a prévu de boycotter en dénonçant une fraude.

Parmi les graciés par décret présidentiel figurent notamment le parlementaire Freddy Guevara, qui avait demandé l’asile à l’ambassade du Chili, et Roberto Marrero, qui a été le secrétaire général du chef de l’opposition et président de l’Assemblée, Juan Guaido.

« Nous espérons que ces mesures (…) contribuent à maintenir l’orientation démocratique de tous ces acteurs politiques », a déclaré le ministre de l’information, Jorge Rodriguez, lors d’une conférence de presse.

« Roberto Marrero en liberté », a tweeté son avocat, Joel Garcia, avec une photo du bras droit de M. Guaido dans un véhicule à proximité du siège du renseignement à Caracas plus tard dans la soirée. Les parlementaires Gilber Caro et Renzo Prieto ont eux aussi été « libérés », a écrit pour sa part leur collègue Sandra Flores, également sur Twitter.

Prison ou asile

Une grande partie des noms mentionnés ont pris part à un mouvement avorté de révolte en 2019 dans le but de convaincre l’armée d’abandonner Nicolas Maduro, dont l’opposition et de nombreux pays contestent la légitimité.

Certains étaient en prison, tandis que d’autres ont demandé l’asile politique ou se trouvent en exil. « Maduro n’est pas président et je ne suis pas délinquant, a réagi le parlementaire Americo de Grazia, dont le nom figure sur le décret présidentiel. Si vous voulez contribuer à la paix, accordez le pardon au Venezuela pour l’usurpation de pouvoir. »


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