Vivir Quintana : “La lutte pour rendre visible le mouvement féministe ne se confine pas” (Emmanuel Laurentin et Manon Prissé / France Culture)
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Alors que la barre des 10 000 morts vient d’être dépassée au Mexique, l’auteure-compositrice-interprète Vivir Quintana, figure de proue du mouvement féministe mexicain et auteure de l’hymne “Canción sin miedo”, partage sa vision de la Covid-19 comme virus contre-révolutionnaire.

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois de la Covid-19, je voyageais vers Monterrey, dans le Nord-Est du Mexique et j’étais accompagnée de ma guitare et d’amies très chères. Je me souviens que nous commentions ce qui se passait en Asie et en Europe tout en ayant le sentiment que ce virus nous était étranger et qu’il ne pouvait atteindre un continent aussi éloigné que le nôtre. Nous ne pouvions nous douter de ce qui allait advenir quelques semaines plus tard.  

Manifestation contre les féminicides en novembre 2018 à Mexico
Crédits : Alfredo Estrella – AFP

Après avoir profité de moments délicieux avec mes amies féministes du Nord, nous être embrassées, avoir fait la fête, être allées au musée Marco de Monterrey, avoir joué de la musique, nous être promenées dans le centre de Saltillo et, après être revenue chez mes parents pour les embrasser tendrement, je suis rentrée à Mexico avec le sentiment que se profilait devant moi quelque chose d’important.  

Le 7 mars, pour célébrer la journée des droits des femmes du 8 mars, j’ai eu l’honneur de chanter aux côtés d’une de mes artistes préférées : Mon Laferte, accompagnées du Palomar, un chœur de femmes, qui était dirigé par la musicienne chilienne Paz Court. Ensemble, nous avons chanté Canción sin miedo, une chanson que j’ai écrite pour rendre visible le problème des féminicides au Mexique. (…)

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