Dossier Fr-Esp: Venezuela, regards sur la crise politique/ miradas sobre la crisis política.
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Fr : Le mercredi 23 janvier 2019, Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne et figure de l’opposition à Nicolás Maduro (réélu en mai 2018 pour un nouveau mandat de 6 ans) s’est autoproclamé « président » de la République.

Déjà plongé dans une crise économique sans précédent, le pays s’enfonce dans une crise politique dont l’issue semble incertaine. Les événements de ces dernières semaines cristallisent des tensions géopolitiques majeures, notamment du fait de la participation active des grandes puissances mondiales dans ce conflit.

France Amérique Latine vous propose une compilation d’articles et de tribunes en français et en espagnol avec différentes grilles d’analyses pour tenter de comprendre la situation actuelle. Les articles les plus récents sont en haut de la page. Bonne lecture!

Esp : El miércoles 23 de enero de 2019, Juan Guaidó, presidente de la Asamblea nacional venezolana y figura de la oposición a Nicolás Maduro (reelecto en mayo de 2018 por otro período de 6 años) se auto-proclamó presidente de la República.

Ya inmerso en una crisis económica sin precedente, el país se hunde en una crisis politica cuya salida parece cada vez mas incierta. Los acontecimientos de las últimas semanas cristalizan tensiones geopóliticas claves, especialmente con la implicación activa de las grandes potencias mundiales en este conflicto.

France Amérique Latine les preparó una compilación de artículos y tribunas, que presentan diferentes análisis para intentar entender la situación actual. Los artículos más recientes están en la parte superior de la página. Feliz lectura!

Communiqué de France Amérique Latine : Non au putschisme! Non à toute intervention des États-Unis ! (24 janvier)

(…) La solution à la crise économique et politique que vit le Venezuela, doit se chercher dans le dialogue et au travers de mécanismes démocratiques. Le seul à même de décider de la destinée du pays est le peuple vénézuélien lui-même. Cette nouvelle tentative de déstabilisation viendra au contraire aggraver la situation de la population en générant davantage de violence…

(…) Lire la totalité du communiqué sur le site de FAL

France Amérique Latine s’adresse au Président de la République et au Ministère des Affaires Étrangères (13 février) 

Pour une solution pacifique, négociée et démocratique au Venezuela, non à l’ingérence française et à celle des grandes puissances:

(…) Lire la lettre de France Amérique Latine

Christophe Aguiton : “la situation au Venezuela est un vrai crève-cœur.” (Le Fil des Communs/ 18 février)


Suite à la parution d’une tribune dans Médiapart, Christophe Aguiton, membre d’Attac France, revient en vidéo sur la situation au Venezuela
pour discuter d’une solution pacifique afin de sortir de la crise actuelle.

La transe de Donald Trump sur le sentier de la guerre (Bruno Odent/ L’Humanité/ 20 février)

Devant les Vénézuéliens de Miami, le président des États-Unis a confirmé qu’il était prêt à actionner une « option » militaire pour « dégager » Maduro et éradiquer par la même occasion le socialisme de la région. (…)

Lire la suite de l’article sur le site de l’Humanité

«Il faut dénoncer cette ingérence»  (Franck Gaudichaud interview de Joel Depommier / Gauchebdo 7 février)

Le Venezuela vit des moments de tension critiques suite à l’avènement d’un double pouvoir à la tête de l’État. Spécialiste de l’Amérique latine et maître de conférences à l’Université Grenoble-Alpes, Franck Gaudichaud nous éclaire sur la situation.

(…) Les pays du groupe de Lima, qui compte dix pays d’Amérique latine plus le Canada, sont largement alignés sur Donald Trump, dont l’objectif est de mettre à profit la situation de crise au Venezuela pour mettre fin au gouvernement Maduro. Les obsessions interventionnistes des néoconservateurs étatsuniens représentent un risque évident de chaos et d’encore plus de violence pour le pays. Par la reconnaissance de Guaido, président autoproclamé, qui se place dans une stratégie du coup de force, on assiste à une nouvelle étape dans cet agenda. (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de Gauchebdo

Venezuela : réunion de crise à Ottawa du groupe de Lima (France 24)

Une analyse de la situation et de la position de la France, non conforme à sa tradition diplomatique, par Stéphane Witkowski, président du conseil de gestion de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine (IHEAL) sur France 24 (4 février)

Comprendre la débâcle du projet bolivarien au Venezuela (par Christophe Aguiton, Geneviève Azam, Isabelle Bourboulon et Jean Castillo – membres de l’espace « mobilisations internationales » d’Attac France).

La condamnation de la tentative de coup d’État perpétré par Juan Guaidó au Venezuela est nécessaire. Mais comprendre la débâcle du projet bolivarien est tout aussi nécessaire. Celle-ci constitue un échec majeur pour les gauches, tant à l’échelle de l’Amérique latine qu’à l’échelle mondiale. Un coup d’État civil? Si Juan Guaidó a pu se proclamer président légitime du Venezuela et être reconnu comme tel par – aujourd’hui – une grande partie des pays du Nord et des pays latino-américains traditionnellement opposés au chavisme, c’est qu’il est président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, élu depuis le 5 janvier 2019. Or, dans la Constitution vénézuélienne, il est prévu que le président de l’Assemblée nationale puisse se substituer au président élu en cas de vacance du pouvoir. Il n’y a évidemment pas vacance du pouvoir aujourd’hui, comme cela a pu être le cas après la mort de Hugo Chávez en décembre 2013. La Constitution (article 233) ne prévoit cette vacance qu’en cas de « manquement absolu » du président (mort, incapacité permanente et irréversible, démission, destitution, révocation populaire). (…)

(…) Lire la suite de cette analyse sur le site d’ATTAC France

« La France doit s’engager pour une issue diplomatique au Venezuela» . Tribune cosignée par Jean-Luc Mélenchon et un collectif de personnalités de gauche (Le Monde. 7 février)

L’heure est grave au Venezuela. Ce pays traverse la crise économique, sociale, politique et démocratique la plus dramatique de son histoire. Il est désormais menacé à très court terme d’une déflagration dont les conséquences seraient incalculables et déstabilisatrices pour l’Amérique latine, région jusque-là épargnée par les guerres. Pourtant, dans ce contexte, la diplomatie française s’est de fait alignée par tweets compulsifs d’Emmanuel Macron sur les positions les plus radicalement agressives promues par les Etats-Unis et leurs quelques alliés latino-américains.

Lire la tribune complète sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

Également sur le Monde (article réservé aux abonnée.e.s)

Christiane Taubira : « Au Venezuela, respecter le droit »

Dans une tribune au « Monde », l’ancienne garde des sceaux estime que l’Europe ne doit pas s’aligner sur l’interventionnisme des États-Unis mais qu’elle doit s’appuyer sur des règles claires pour préserver la paix.

Lire la tribune de Christine Taubira (Le Monde/ article réservé aux abonné.e.s)

Venezuela : l’aide humanitaire comme nerf de la guerre
(Frédéric Autran  / Libération 6 février)   

Face à la grave crise économique qui touche les Vénézuéliens, les ONG et la communauté internationale craignent que leur aide ne soit  instrumentalisée par Guaidó ou Maduro. Les chiffres ne viennent pas des mêmes sources ni ne couvrent la même période. Mais tous brossent un tableau sinistre de la situation économique et, par ricochet, humanitaire du Venezuela. (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de Libération

Pourquoi tous les yeux sont rivés sur le Venezuela ?
(Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS/ propos recueillis par Félicia Sideris. LCI )

Depuis des années, le Venezuela s’enfonce dans la crise politique et sociale sans attirer l’attention de la communauté internationale. Mais désormais, tous les regards sont tournés vers ce pays d’Amérique latine qui attise les crispations entre les principales puissances du monde entier. Tandis que les soutiens diplomatiques en faveur de Juan Guaidó, président du Parlement vénézuélien, se multiplient, le président du pays, Nicolás Maduro, rétorque. Il accuse désormais les 19 pays de l’Union européenne reconnaissant son opposant comme “président par intérim” de “soutenir les plans putschistes” des États-Unis.

Alors pourquoi l’Occident s’intéresse de si près à la crise en cours dans cet état du nord de l’Amérique de Sud ? Quelle issue semble possible alors que Donald Trump a confirmé qu’une intervention militaire était “certainement une option”? (…)

(…) Lire la suite sur le site de LCI

Guaidó, Maduro, qui détient vraiment le pouvoir au Venezuela?  (vidéo HuffPost)

Philippe Moreau Defarges, (politologue, chercheur et auteur de “La Tentation du repli”), et Christophe Ventura, (chercheur à l’IRIS, spécialiste de l’Amérique latine) ont accepté de répondre aux questions du HuffPost et de décrypter les jeux de pouvoir en cours à la tête de l’État vénézuélien.

La diplomatie secrète derrière l’autoproclamation de Juan Guaidó (Joshua Goodman , Luis Alonso Lugo , Rob Gillies/ Barril-Infos)

La coalition des gouvernements latino-américains qui se sont joints aux États-Unis pour reconnaître rapidement Juan Guaidó comme président intérimaire du Venezuela s’est constituée après des semaines de diplomatie secrète, selon des participants aux négociations, qui ont notamment impliqué l’envoi discret de messages aux militants sous constante surveillance et un voyage à haut risque à l’étranger du chef de l’opposition qui défie le président Nicolás Maduro.

À la mi-décembre, Guaidó s’est tranquillement rendu à Washington, en Colombie et au Brésil pour informer les responsables de la stratégie de mobilisation de masse de l’opposition coïncidant avec la prestation de serment de Maduro pour un second mandat le 10 janvier face à la condamnation internationale générale, selon Antonio Ledezma, l’ancien maire de Caracas en exil et un allié de Guaidó. (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de Barril-Infos

Ce Venezuela qui refuse le coup de force yankee
(Vadim Kamenka/ l’Humanité 31 janvier)

Juan Guaidó, le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, s’est proclamé «président légitime » et a été immédiatement reconnu par Donald Trump. L’ultimatum est venu des dirigeants européens. Le 26 janvier, Madrid, Paris, Berlin, Londres, Lisbonne et Amsterdam ont donné « huit jours » à Nicolás Maduro, président vénézuélien, pour convoquer des élections « justes, libres et transparentes ». Sinon, ils reconnaîtraient, à l’instar des États-Unis, du Canada et de plusieurs pays d’Amérique latine, Juan Guaidó comme « président légitime du pays » (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de l’Humanité

Venezuela : je réponds à vos questions  (Pascal Boniface/ directeur de l’IRIS)


Pascal Boniface répond à vos questions sur la crise politique au Venezuela et les enjeux régionaux et internationaux de cette crise. (29 janvier)

Pour une solution démocratique, par et pour le peuple vénézuélien: des universitaires et intellectuels latino-américains et européens signent cet appel international pour arrêter l’escalade du conflit politique au Venezuela  (Tribune Médiapart)

Le Venezuela vit une crise sans précédent, qui s’est progressivement aggravée au cours des dernières années, au point d’affecter de façon dramatique tous les aspects de la vie du pays.

La paralysie des services publics, l’effondrement de l’industrie pétrolière et la chute extraordinaire du PIB, l’hyperinflation, l’augmentation vertigineuse de la pauvreté, la migration de millions de personnes et bien d’autres facteurs définissent cette crise. Les conflits politiques ont atteint des niveaux très dangereux, sapant l’état de droit, le cadre de la coexistence sociale et la santé des institutions. La population du pays est dans un état de vulnérabilité absolue. 

Le gouvernement de Nicolás Maduro s’est orienté vers l’autoritarisme, supprimant de facto de nombreuses formes de participation populaire qui avaient été établies depuis le début du processus bolivarien…

(…) Lire la suite sur le site de Médiapart

Detener la escalada del conflicto político en Venezuela. Contra la intervención imperial: Por una solución democrática, desde y para el pueblo venezolano

Cerca de cuatrocientos intelectuales, organizaciones sociales y políticos de todo el mundo han publicado una declaración internacional en la que llaman a detener la escalada del conflicto político en Venezuela, rechazan la intervención imperialista y apoyan una salida constitucional y dialogada, ante la grave crisis que se vive en el país (…)

(…) Leer en Observatorio de ecología política de Venezuela

Dejen de interferir en la política interna de Venezuela:
Carta abierta a los Estados Unidos (Noam Chomsky e intelectuales internacionales )

El gobierno de los Estados Unidos debe dejar de interferir en la política interna de Venezuela, especialmente con el objetivo de derrocar al gobierno del país. Las acciones de la administración Trump y sus aliados regionales empeorarán casi seguro la situación en Venezuela, lo que llevará a un sufrimiento humano innecesario, violencia e inestabilidad.

La polarización política en Venezuela no es nueva; el país lleva mucho tiempo dividido por las diferencias raciales y socioeconómicas. Pero la polarización se ha profundizado en los últimos años. Esto se debe, en parte, al apoyo de los Estados Unidos a una estrategia de la oposición para destituir al gobierno de Nicolás Maduro por medios extraelectorales. Si bien la oposición está dividida respecto a esta estrategia, los EE.UU. han apoyado a los partidarios de la línea dura en su objetivo de derrocar al gobierno de Maduro mediante protestas a menudo violentas, un golpe de Estado militar u otras vías que eluden las urnas (…)

Leer en la página web de Viento Sur

Venezuela: le chantage au raffinage de Washington (François-Xavier Gomez/ Libération)

Pour asphyxier Maduro et hâter le transfert du pouvoir à Guaidó, les Américains ont mis sous séquestre les bénéfices de la compagnie pétrolière d’Etat, qui raffine une grande partie de son brut aux États-Unis.

Les Etats-Unis ont frappé un grand coup lundi en annonçant des sanctions inédites contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, PDVSA, afin d’empêcher «le détournement de ressources» par le président Nicolás Maduro. Priver le régime socialiste des revenus du pétrole, qui représente 95 % des exportations du pays (et autant des recettes budgétaires), c’est asphyxier économiquement le Venezuela et prendre le risque d’affamer encore un peu plus ses 32 millions d’habitants. Cinq jours après avoir reconnu le chef du Parlement, Juan Guaidó, comme président par intérim, la Maison Blanche s’est attaquée à PDVSA, accusée d’être «un véhicule de corruption». Ce que Caracas reconnaît, puisque des poursuites pour détournements ont été lancées contre d’ex-dirigeants de la compagnie, nommés par Chávez et aujourd’hui en fuite (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de Libération

Crise vénézuélienne: jusqu’où peut aller l’interventionnisme américain? Interview de Thomas Posado (Play RTS)

Écoutez ici l’interview de Thomas Posado, docteur en sciences politiques à Paris VIII, spécialiste du Venezuela.

Venezuela : l’UE à la remorque des États-Unis (Cathy Dos Santos / l’Humanité)

Le Parlement européen a conféré à Juan Guaido le statut de « président intérimaire » vénézuélien. Le Mexique et l’Uruguay plaident, eux, pour un dialogue politique.

La raison penche du côté de l’Amérique latine, du moins pour le moment. Refusant les pressions et un alignement aveugle sur les États-Unis, le Mexique et l’Uruguay ont annoncé la tenue d’un sommet international, le 7 février à Montevideo, en vue de trouver une issue pacifique et politique à la crise vénézuélienne. Une semaine après s’être autoproclamé président par intérim du Venezuela, Juan Guaido a appelé à de nouvelles manifestations samedi, fort du soutien de Washington qui a renforcé les sanctions économiques contre le pouvoir socialiste et dont les effets seront pourtant assumés par une population déjà soumise à de fortes pénuries. Il s’agit « d’établir un nouveau mécanisme de dialogue qui, avec l’inclusion de toutes les forces vénézuéliennes, aide à restituer la stabilité et la paix à ce pays. Cet effort répond à l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de parier sur le dialogue face à ceux qui nient que cette possibilité existe », ont fait savoir ces deux nations dans un communiqué conjoint. (…)

(…) Lire la suite de l’article sur le site de l’Humanité

Venezuela, le scénario du coup d’état était presque trop parfait (Cathy Dos Santos/l’Humanité)

Le président de l’Assemblée nationale veut s’arroger le pouvoir exécutif avec l’accord des États-Unis et des gouvernements de droite du continent. L’armée réitère son soutien au président socialiste Nicolas Maduro. Le pire n’est pas à exclure.

Comment un illustre inconnu de la scène internationale peut-il jouir d’une telle reconnaissance mondiale, quelques instants seulement après s’être autoproclamé président du Venezuela ? Les historiens et politologues pourront plancher des heures durant sur les événements qui se déroulent dans la puissance pétrolière, en argumentant, s’il le faut, qu’un coup d’État suppose un recours à la violence. Ils seront alors bien en peine d’expliquer les soubresauts que connaît l’Amérique latine depuis les putschs au Honduras, au Paraguay, au Brésil et désormais au Venezuela. Quant au scénario du pire, il n’est pas à exclure après cette journée du 23 janvier où le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, s’est auto-investi chef de l’État « en exercice » de la manière la plus illégale…

(…) Lire la suite sur le site de l’Humanité

Emmanuel Macron, Pedro Sánchez, Angela Merkel, Theresa May n’ont aucun droit de poser un ultimatum au Venezuela (Eric Toussaint et Joaldo Dominguez/CADTM) 

Samedi 26 janvier 2019, Emmanuel Macron, Pedro Sánchez, Angela Merkel, suivis par Theresa May ont donné huit jours au gouvernement du Venezuela pour convoquer des élections. Passé ce délai si le gouvernement vénézuélien ne se plie pas à cette injonction, Macron, Sánchez, Merkel et May annoncent qu’ils reconnaîtront Juan Guaidó qui s’est autoproclamé président du Venezuela le 23 janvier 2019.Le lendemain de cet ultimatum, le président français a entamé une visite officielle de trois jours en Égypte afin d’apporter une fois de plus son soutien au maréchal Abdel Fattah al-Sissi qui est à la tête d’un régime dictatorial semblable à, voire pire que, celui de Hosni Moubarak qui a été renversé par le peuple en février 2011. Le maréchal al-Sissi a pris le pouvoir en 2013 par un coup d’État, détournant et étouffant les aspirations de celles et ceux qui s’étaient soulevés en masse pour renverser Mohamed Morsi, et il est choyé par le président français…

(…) Lire la suite sur le site de CADTM

Venezuela : peut-on parler d’un coup d’État ? le point de vue de Christophe Ventura (Aurore Coulaud/ Libération)

Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Iris et spécialiste de l’Amérique latine, décrypte les ressorts de la nouvelle crise politique qui secoue le pays.

Regain de tensions au Venezuela depuis la réélection contestée du président chaviste Nicolás Maduro en mai. «Est-il suffisant que nous nous en tenions à la Constitution sous une dictature ?» avait récemment lancé Juan Guaidó, à la tête du Parlement contrôlé par l’opposition et désormais président par intérim autoproclamé, qui avait appelé à une grande mobilisation (le 23 janvier) et à un gouvernement de transition avant de nouvelles élections. Si les Etats-Unis, le Brésil, le Canada, le Chili, l’Argentine, le Pérou et la Colombie lui ont d’ores et déjà apporté leur soutien, Cuba et la Bolivie ont dénoncé un coup d’État. Mais dans quelles circonstances peut-on réellement parler de coup d’État ?  (…)

Lire la suite de l’article sur le site de Libération


Juan Guaidó s’autoproclame président du Venezuela, Donald Trump le soutient . Interview de Christophe Ventura par Jean-Jacques Bourdin (RMC)
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À écouter ici

Venezuela : “On est entré dans un cycle très dangereux de polarisation” (interview de Franck Gaudichaud par Sandrine Blanchard pour DW)

Franck Gaudichaud, président de France Amérique Latine et maître de Conférence à l’Université Grenoble-Alpes, donne son analyse sur les récents événements au Venezuela… Ecoutez son interview

Au Venezuela, la logique du pire (La valise diplomatique)

Lors d’une grande manifestation de l’opposition, le 23 janvier 2019, le président de l’Assemblée nationale s’est autoproclamé président de la République par intérim. Il s’agit de M. Juan Guaidó, du parti Volonté Populaire, la formation la plus à droite, la plus radicale, la plus convaincue qu’une intervention armée est la meilleure méthode pour se débarrasser du chavisme. De toute évidence, les choses ont été bien préparées, comme le souligne le Wall Street Journal. La veille, le vice-président américain Mike Pence avait invité les Vénézuéliens à manifester contre le président Nicolás Maduro, en les assurant du soutien des États-Unis. Et, quelques heures à peine après l’autoproclamation de M. Guaidó, des camions publicitaires circulaient dans les rues de New York, évoquant la chute de l’« usurpateur Maduro », remplacé par le « président Guaidó ». Le président colombien Iván Duque et son homologue Jair Bolsonaro ont presque aussitôt annoncé que leur pays reconnaissait M. Guaidó (…)

(…) Lire la suite sur le site du Monde Diplomatique

Où va le Venezuela (à supposer qu’il aille quelque part…) ? Entretien Manuel Sutherland/ Pablo Stefanoni /Contretemps)

Le chaos ne fait donc que s’accentuer, alors que les affrontements de rue entre partisans de Guaido et soutiens à Maduro se multiplient. Malgré les menaces de coup d’État et l’appui étasunien, l’opposition vénézuélienne reste fortement divisée, même si les secteurs réactionnaires ou néolibéraux semblent désormais prêts à renouveler les tentatives de coup d’État (comme ils l’avaient fait en avril 2002 contre Chávez). Le gouvernement quant à lui essaye de remobiliser sa base au nom de la lutte anti-impérialiste, alors que de nombreux/ses Vénézuélien-ne-s votent « avec leurs pieds » en quittant massivement le pays et que la situation d’effondrement économique rappellent la situation cubaine durant la « période spéciale »

Afin d’envisager dans sa complexité dramatique la situation du Venezuela, nous publions ci-dessous les propos de l’économiste marxiste vénézuélien Manuel Sutherland dans un entretien avec Pablo Stefanoni publié par la revue Nueva Sociedad avant les événements du 23 janvier….

(…) Analyse à retrouver sur le site de la revue Contretemps

¿A dónde va Venezuela? (si es que va a alguna parte). Diálogo entre Manuel Sutherland y Pablo Stefanoni (Nueva Sociedad)

Como en la Cuba del «Período Especial», la oposición venezolana, fuertemente dividida, espera un desmoronamiento del poder que nunca llega, mientras el gobierno sigue denunciando conspiraciones externas y muchos venezolanos votan con los pies y abandonan el país. El economista Manuel Sutherland explica la situación en diálogo con Nueva Sociedad.

La reciente asunción de Nicolás Maduro para un segundo mandato de seis años volvió a poner el foco en Venezuela y su crisis. Con la Asamblea Nacional en manos de la oposición y declarada en «desacato», el presidente juró ante una Asamblea Constituyente que, más que redactar una Constitución, actúa como una suerte de supragobierno. Entretanto, el escalamiento de la crisis no ha logrado fortalecer a la oposición que, con un nuevo líder de la Asamblea Nacional, busca renacer de su fragmentación y sus cenizas. El economista Manuel Sutherland brinda algunas claves de lectura de la coyuntura venezolana, con una mirada más amplia sobre una Revolución Bolivariana que ya está por cumplir dos décadas (…)

(…) Leer en la página web de Nueva Sociedad

Crisis en Venezuela: El único que debe decidir es el pueblo venezolano (Entrevista de Gonzalo Gómez /Anticapitalistas en Red)

El pasado 4 de enero, el Grupo de Lima, con el auspicio de EEUU, lanzó una declaración en la que desconoce al nuevo gobierno de Nicolás Maduro y reconoce como autoridad del país al presidente de la Asamblea Nacional, Juan Guaidó. Amenazan con sanciones e incluso con la intervención militar, desatando una crisis política que hoy atraviesa la nación caribeña. Entrevistamos a Gonzalo Gómez referente de Marea Socialista de Venezuela integrante de Anticapitalistas en Red.

¿Qué opinas de la declaración del Grupo de Lima?

GG: La declaración del grupo de Lima es parte de una intervención injerencista, que tiene en su agenda una serie de acciones para llevar al derrumbamiento del gobierno de Maduro por la fuerza y por decisión unilateral de factores externos, en combinación con sectores de la oposición venezolana más extrema. Oposición de derecha que refleja a los sectores políticos de la burguesía tradicional…

(…) Leer más en la página de anticapitalistas en Red

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